Le
Togo vient de franchir un pas important dans le domaine culturel en
adoptant au conseil des ministres du 10 décembre dernier un projet de
loi présenté par le Ministre des Affaires étrangères et de
l’Intégration régionale sur l’adhésion du Togo à l’Accord de Florence
relatif à l’importation d’objets de caractère éducatif, scientifique ou
culture.
Cet
accord, adopté à New York depuis le 22 novembre 1950 ( !), a
essentiellement pour objectif de favoriser la libre circulation des
livres, des publications et des objets présentant un caractère
éducatif, scientifique ou culturel.
L’adhésion
du Togo a cet accord va avoir des conséquences incalculables sur
l’industrie et la politique du livre au Togo, notamment sur les
entreprises locales liées à l’édition, la
production, l’importation et la vente de biens culturels tels que les livres, la musique, les ordinateurs, les CD et les DVD.
Jusqu’à
présent, le Togo perçoit des taxes (TVA et autres) sur les biens
culturels, notamment les manuels scolaires, rendant ainsi élevé les
prix de ces outils sur le marché.
Le
Togo vient de franchir un pas important dans le domaine culturel en
adoptant au conseil des ministres du 10 décembre dernier un projet de
loi présenté par le Ministre des Affaires étrangères et de
l’Intégration régionale sur l’adhésion du Togo à l’Accord de Florence
relatif à l’importation d’objets de caractère éducatif, scientifique ou
culture.
Cet
accord, adopté à New York depuis le 22 novembre 1950 ( !), a
essentiellement pour objectif de favoriser la libre circulation des
livres, des publications et des objets présentant un caractère
éducatif, scientifique ou culturel.
L’adhésion
du Togo a cet accord va avoir des conséquences incalculables sur
l’industrie et la politique du livre au Togo, notamment sur les
entreprises locales liées à l’édition, la
production, l’importation et la vente de biens culturels tels que les livres, la musique, les ordinateurs, les CD et les DVD.
Jusqu’à
présent, le Togo perçoit des taxes (TVA et autres) sur les biens
culturels, notamment les manuels scolaires, rendant ainsi élevé les
prix de ces outils sur le marché.
Ces
taxes perverses étaient également prélevées sur l’importation des
intrants d’imprimerie tels que les papiers, les plaques etc, pénalisant
ainsi les imprimeries et les entreprises locales productrices des
manuels scolaires, fragilisant de plus ce secteur par rapport à ses
concurrents étrangers qui bénéficient des avantages de l’Accord de
Florence.
Pour
Tchotcho Ekué, directrice des Editions Graines de Pensées,
«l’autorisation d’adhésion à l’Accord de Florence est un cadeau de Noël
pour les acteurs du livre. Cela va avoir un impact indéniable sur les
entreprises locales ».
« A
condition que l’application de la loi par les douaniers soit
effective », a toutefois déclaré Mme Tchotcho Ekué, « et que l’Etat
mette tout en œuvre pour les sensibiliser sur l’importance des biens
culturels ».
Entre
le vote ou la ratification d’un accord et son application effective sur
le terrain par les fonctionnaires de l’Administration, il y a
effectivement un monde de petits intérêts fait d’espèces sonnantes et
trébuchantes que n’hésitent pas à franchir les douaniers togolais.
Et
pourtant, les taxes sur les biens culturels comptent comme quantité
négligeable dans le budget du Togo, et tous les voisins du Togo ont
signé cet accord depuis des décennies. Au Ghana par exemple, il n’ y a
pas d’impôts sur les matériels informatiques, ce qui est fait non
seulement dans l’esprit de l’Accord de Florence mais dans le but
évident d’accroître l’informatisation de la société ghanéenne.
L’accord
de Florence est une bouée de sauvetage pour les acteurs du livre au
Togo. Car cela fait des années qu’ils luttent pour que l’Etat togolais,
qui n’a pas encore adopté une politique culturelle digne de ce nom,
daigne au moins autoriser l’adhésion à cet accord.
La demande des acteurs avait sollicité le ministère des affaires étrangères depuis 1999. Il a fallu près de 10 ans pour voir l’Etat accéder à leur demande.
Il
faut néanmoins saluer ce petit pas qui vient d’être franchi dans le
domaine culturel d’un pays caractérisé justement par un désert culturel. Source : http://www.focusinfos.com/index.php?option=com_content&task=view&id=911
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